Intelligence artificielle : Codema révolutionne la gouvernance avec ses deux nouveaux comités
Le déploiement massif de l’intelligence artificielle dans le monde professionnel soulève une problématique majeure : les organisations peinent à suivre le rythme. Entre opportunités prometteuses et défis réglementaires, la question de la maîtrise des risques devient centrale pour les entreprises qui souhaitent tirer parti de cette révolution technologique.
Un fossé préoccupant entre adoption et contrôle
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Selon l’enquête McKinsey AI Trust Maturity Survey 2026, seules 30 % des organisations ont atteint un niveau avancé de maturité concernant la stratégie, la gouvernance et le contrôle de l’IA.
Cette progression rapide de la technologie dépasse largement les capacités actuelles des structures à en maîtriser les enjeux. Le développement de l’intelligence artificielle s’accélère sans que les entreprises disposent des outils nécessaires pour en assurer une supervision adéquate.
La France mise sur une adoption massive d’ici 2030
L’Hexagone ne compte pas rester à la traîne. Le plan « Osez l’IA » ambitionne une adoption large de l’intelligence artificielle dans les entreprises françaises d’ici la fin de la décennie.
Mais cette ambition se heurte à un défi de taille : prouver la fiabilité, la transparence et la conformité des systèmes déployés. Sans ces garanties, impossible de rassurer les utilisateurs et les régulateurs.
Codema lance deux comités pour encadrer l’intelligence artificielle
Face à ces enjeux, Codema prend les devants en créant deux comités techniques baptisés TC23 et TC24. Leur mission : développer des méthodologies d’évaluation et d’audit adaptées aux spécificités de l’IA.
L’objectif est clair : rendre l’intelligence artificielle mesurable, vérifiable et gouvernable à chaque étape de son cycle de vie.
Le modèle « Audit as a Layer »
L’innovation réside dans le concept d’évaluation continue. Le modèle « Audit as a Layer » permet d’intégrer les contrôles directement au cœur des systèmes, plutôt que de procéder à des vérifications ponctuelles.
Cette approche garantit une surveillance permanente et une réactivité accrue face aux dysfonctionnements potentiels.
Une approche collaborative inédite
Codema mise également sur la « stakeholderization », une méthode qui intègre toutes les parties prenantes dans l’élaboration des méthodologies de gouvernance.
Cette démarche participative vise à garantir que les normes développées répondent aux besoins réels du terrain et pas seulement aux exigences théoriques.
Deux comités aux missions complémentaires
Le TC23 se concentre sur la dimension technique pure des systèmes d’intelligence artificielle. Son travail porte sur l’évaluation de la performance et de la fiabilité des algorithmes.
De son côté, le TC24 s’intéresse à l’intégration de l’IA dans les processus métier. Il met l’accent sur la supervision humaine, la gestion des exceptions et la vérifiabilité des décisions prises par les machines.
L’AI Act européen impose de nouvelles exigences
Cette initiative s’inscrit dans le cadre réglementaire imposé par l’AI Act européen. La législation exige désormais la production d’éléments probants démontrant la conformité des systèmes d’intelligence artificielle.
Les entreprises doivent donc s’équiper de méthodologies rigoureuses pour répondre à ces obligations légales.
Des collaborations stratégiques se multiplient
Le secteur ne reste pas inactif. Accenture et Mistral AI ont annoncé un partenariat visant à accélérer le déploiement de l’intelligence artificielle en Europe et à l’international.
Cette collaboration illustre la volonté des acteurs majeurs de structurer le marché tout en respectant les cadres réglementaires émergents.
Formation et montée en compétences
Assistant(e) Plus lance de son côté des formations dédiées à l’IA pour les assistant(e)s et office managers, conscient que l’appropriation de ces outils passe par l’éducation.
Parallèlement, Gabriel, polytechnicien, a rejoint Komposite pour renforcer l’offre en Data Management, signe que les profils hautement qualifiés sont de plus en plus sollicités dans ce domaine.



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