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Amazon renforce son IA avec Cerebras, Sesterce en difficulté financière à Marseille

Infrastructure technologique IA

Le secteur de l’intelligence artificielle connaît des bouleversements majeurs. Entre alliances stratégiques prometteuses et déconvenues financières, l’écosystème technologique révèle ses contrastes. Les acteurs du cloud et de l’IA redéfinissent leurs positions sur un marché en pleine mutation.

Une collaboration stratégique entre Amazon et une start-up innovante

Amazon Web Services a officialisé un accord pluriannuel avec la jeune pousse Cerebras, spécialisée dans les solutions d’inférence pour l’intelligence artificielle. Cette association vise à renforcer l’offre du géant du cloud dans un marché hautement concurrentiel.

Le déploiement des systèmes d’inférence CS-3 de Cerebras est prévu au sein des centres de données d’AWS. Ces infrastructures seront combinées aux puces Trainium développées par Amazon ainsi qu’à l’interface réseau EFA pour optimiser les performances.

Des performances exceptionnelles annoncées

Les utilisateurs pourront accéder à ces technologies via Bedrock, le service dédié d’AWS. Selon Cerebras, cette combinaison technique promet des résultats remarquables : « Grâce à AWS Trainium, optimisé pour le pré-remplissage, et à Cerebras CS-3 pour le décodage, ce système intégré innovant offrira des performances et une vitesse inégalées pour l’inférence IA ».

Andrew Feldman, directeur général et créateur de Cerebras, a souligné l’importance de cette union : « Notre partenariat avec AWS pour développer une solution d’inférence décentralisée permettra d’offrir la solution d’inférence la plus rapide à une clientèle internationale. »

Cette annonce intervient quelques mois après qu’OpenAI ait conclu un contrat colossal de 10 milliards de dollars avec un fabricant de processeurs spécialisés en IA, démontrant l’ampleur des investissements dans ce domaine.

Le parcours chaotique d’un fournisseur cloud marseillais

Pendant que certains scellent des alliances prometteuses, d’autres affrontent des turbulences financières. Sesterce, néo-cloud provider basé à Marseille, a été placé en redressement judiciaire le 5 février dernier, marquant un tournant brutal dans son développement.

Un litige financier avec Mistral AI

Les difficultés de l’entreprise seraient notamment liées à un différend avec Mistral AI. Ce contentieux porte sur des créances impayées dépassant 2,2 millions d’euros, mettant en lumière les risques financiers du secteur.

Paradoxalement, Sesterce avait présenté des ambitions considérables lors du Sommet sur l’IA organisé à Paris en 2025. La société projetait le déploiement de 1,2 million de GPU répartis dans plusieurs centres de données, avec une première enveloppe budgétaire de 450 millions d’euros.

Google Antigravity sous le feu des critiques

La plateforme agentique de développement de Google fait face à une vague de mécontentement. La modification du système de facturation a provoqué de nombreuses réactions négatives au sein de la communauté des développeurs.

Des quotas drastiquement réduits

Les protestations se multiplient sur le forum AI for Developers de Google ainsi que sur Reddit. Les abonnés à l’offre AI Pro, facturée 20 dollars hors taxes mensuellement, disposaient précédemment d’allocations généreuses de crédits, rechargées toutes les cinq heures jusqu’à atteindre un plafond hebdomadaire.

Un utilisateur sur Reddit a témoigné de changements radicaux. Avant janvier, il pouvait exploiter plus de 300 millions de tokens en entrée et entre 1 et 2 millions en sortie par semaine pour les modèles Gemini Pro.

Aujourd’hui, ce même développeur épuise ses limites hebdomadaires avec moins de 9 millions de jetons d’entrée et 200 000 jetons de sortie. D’autres signalent que le renouvellement de leurs crédits est passé de cinq heures à une semaine complète.

Des alternatives coûteuses proposées

Face à ces restrictions, Google propose deux solutions : acquérir des crédits additionnels pour 25 dollars hors taxes, ou basculer vers l’offre Ultra, dont le tarif mensuel s’élève à 250 dollars hors taxes.

The Register a sollicité des éclaircissements auprès de Google concernant ces modifications tarifaires, mais n’a reçu aucune réponse à ce jour.

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