OpenAI attaquée : les géants de l’édition déclarent la guerre à l’IA
L’intelligence artificielle se retrouve une nouvelle fois sur le banc des accusés. Cette fois, ce sont deux géants du savoir qui montent au créneau pour défendre leurs droits d’auteur face aux pratiques controversées d’une entreprise phare du secteur technologique.
Une action en justice contre les pratiques d’OpenAI
Les maisons d’édition Encyclopaedia Britannica et Merriam-Webster ont déposé une plainte devant un tribunal fédéral de Manhattan. Leur cible : OpenAI, qu’elles accusent d’avoir exploité illégalement leurs contenus protégés pour développer leurs modèles d’intelligence artificielle, en particulier GPT-4.
Les plaignants dénoncent une utilisation non autorisée de leurs publications. Selon Britannica, les systèmes d’IA auraient procédé à une véritable « mémorisation » directe de leurs contenus, reproduisant des passages quasi-identiques aux textes originaux.
Un impact économique majeur pour les éditeurs
Au-delà de la question du droit d’auteur, les conséquences économiques s’avèrent préoccupantes. Britannica évoque une « cannibalisation » du trafic vers ses pages web, les utilisateurs consultant désormais directement les réponses générées par l’IA plutôt que les sources originales.
Cette diminution de la fréquentation menace directement le modèle économique des éditeurs, qui voient leurs contenus exploités sans compensation financière.
Des demandes de réparation substantielles
Les deux entreprises réclament des dommages et intérêts, la restitution des profits générés par OpenAI grâce à leurs contenus, ainsi qu’une interdiction formelle d’exploiter leurs publications de cette manière à l’avenir.
Une tendance juridique qui s’amplifie
Cette plainte s’inscrit dans une série de contentieux similaires visant les entreprises d’IA. Le New York Times avait ouvert la voie en engageant une procédure contre OpenAI pour l’utilisation massive de ses articles sans autorisation.
Britannica elle-même avait déjà poursuivi Perplexity pour des motifs comparables. De son côté, Anthropic a préféré la négociation, concluant des accords financiers concernant l’exploitation de livres protégés.
L’IA au cœur de multiples controverses
Des reculs forcés face aux contestations
ByteDance a suspendu le lancement de son IA vidéo Seedance 2.0 après avoir suscité la colère d’Hollywood. Grammarly a également retiré une fonction d’intelligence artificielle suite aux protestations d’écrivains et de chercheurs.
Des sanctions qui se multiplient
Adobe a dû accepter un accord à 150 millions de dollars pour des pratiques trompeuses concernant ses abonnements. Apple Music s’est vu sanctionné par la justice française après une plainte de l’UFC-Que Choisir.
Google devra verser 23 millions d’euros à M6 dans le cadre d’un litige publicitaire en ligne. Par ailleurs, la justice américaine a tranché : une IA ne peut être reconnue comme auteur d’une œuvre protégée par le copyright.



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