OpenAI s’envole à 852 milliards de dollars, l’État français ressuscite Bull
Le paysage technologique mondial connaît des bouleversements majeurs. Entre levées de fonds pharaoniques, menaces sur la sécurité des cryptomonnaies et stratégies de souveraineté numérique, les dernières semaines ont été riches en annonces marquantes. Tour d’horizon de trois actualités qui redessinent les contours de l’innovation.
Bull renaît sous l’égide de l’État français
Dans une opération stratégique visant à préserver ses capacités technologiques critiques, l’État français a finalisé l’acquisition de l’activité de calcul haute performance d’Atos pour un montant total de 404 millions d’euros. Cette somme comprend 104 millions d’euros de compléments de prix conditionnels.
Le montant définitif se révèle légèrement inférieur aux estimations initiales, qui tablaient sur 410 millions d’euros, dont 110 millions de compléments. Cette transaction englobe les systèmes et la marque emblématique Bull, qui renaît de ses cendres en début d’année.
Une activité stratégique aux revenus substantiels
L’activité Advanced computing d’Atos, dont fait partie la division rachetée, englobe plusieurs secteurs technologiques de pointe : le calcul haute performance, le quantique, le business computing et l’intelligence artificielle. Cette branche a enregistré un chiffre d’affaires d’environ 700 millions d’euros en 2025.
Elle appartenait à la division produits et systèmes Eviden d’Atos, une SSII confrontée à de sérieuses difficultés financières. L’entreprise a subi un recul de 1,8 milliard d’euros de ses revenus en 2025 par rapport à 2024, avec une baisse de 9 % du chiffre d’affaires au dernier trimestre 2025 sur un an.
Garanties pour la continuité opérationnelle
Selon les termes officiels, « la transaction a été structurée de manière à assurer la pleine continuité des services pour les clients et les employés de Bull. L’État français est désormais l’unique actionnaire de Bull, réaffirmant ainsi son engagement à préserver et développer des capacités souveraines en matière de calcul haute performance et d’intelligence artificielle ».
OpenAI atteint une valorisation record de 852 milliards de dollars
Le géant de l’intelligence artificielle a bouclé une levée de fonds historique de 122 milliards de dollars, dépassant largement les 110 milliards estimés en février. Cette opération propulse la valorisation d’OpenAI à 852 milliards de dollars.
Amazon, SoftBank et Nvidia en tête des investisseurs
Trois acteurs majeurs dominent cette levée de fonds monumentale : Amazon avec 50 milliards de dollars, tandis que SoftBank et Nvidia ont chacun investi 30 milliards de dollars. La liste des contributeurs illustre l’engouement suscité par la société.
Parmi les autres investisseurs de poids figurent : « Altimeter, Appaloosa LP, ARK Invest, des fonds affiliés à BlackRock, Blackstone, Coatue, D1 Capital Partners, Dragoneer, Fidelity Management & Research Company, Goanna Capital, Insight Partners, The Paragon Group, Sands Capital, Sequoia Capital, Sound Ventures, Temasek, Thrive Capital, UC Investments (bureau du directeur des investissements de l’Université de Californie) et Winslow Capital. »
Croissance fulgurante et ambitions boursières
Les performances d’OpenAI illustrent une adoption sans précédent. « OpenAI a été la plateforme technologique la plus rapide à atteindre les 10 millions d’utilisateurs, puis les 100 millions, et sera bientôt la plus rapide à atteindre le milliard d’utilisateurs actifs hebdomadaires », souligne la direction.
D’après le Wall Street Journal, l’entreprise prépare son introduction en bourse pour fin 2026, une étape qui pourrait redéfinir les standards du secteur technologique.
Le Bitcoin menacé par les progrès de l’informatique quantique
Des chercheurs de Google viennent de révéler une découverte préoccupante pour l’univers des cryptomonnaies. Selon leurs travaux, 500 000 qubits suffiraient à briser le chiffrement secp256k1 (ECC) utilisé par le Bitcoin et autres cryptoactifs en quelques minutes seulement.
Une menace vingt fois plus accessible qu’anticipé
Ce seuil représente une révision spectaculaire des estimations antérieures, qui évoquaient environ 10 millions de qubits nécessaires. Cette révélation divise par vingt la barrière technologique à franchir pour compromettre la sécurité des blockchain.
Toutefois, de tels superordinateurs quantiques ne verront pas le jour avant plusieurs années. À titre de comparaison, le processeur quantique Willow développé par Google ne compte que 105 qubits actuellement.
Un algorithme secret mais vérifiable
Google a mis au point un algorithme spécifique pour mener cette attaque théorique, sans toutefois le rendre public. La firme a néanmoins publié une preuve à divulgation nulle de connaissance, permettant aux chercheurs externes de vérifier l’algorithme sans en découvrir le fonctionnement détaillé.
Face à cette menace émergente, Google appelle la communauté des cryptoactifs à migrer vers des algorithmes de chiffrement post-quantiques, capables de résister aux futures capacités de calcul.



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