40 millions d’euros pour un jumeau numérique face au climat
Face aux défis du changement climatique, la France mise sur une technologie innovante : les jumeaux numériques. Ces répliques virtuelles des territoires permettront aux collectivités de visualiser et simuler l’avenir de leurs régions. Un projet ambitieux se concrétise pour unifier ces outils dispersés et non compatibles.
Un programme national à 40 millions d’euros
Le programme JUNN représente un investissement colossal. Avec 40 millions d’euros à la clé, dont 25 millions financés par France 2030 via la Banque des territoires, cette initiative mobilise les acteurs majeurs de la donnée géographique française.
L’IGN, le Cerema et l’Inria pilotent ce consortium qui réunit 14 partenaires publics et privés. Parmi eux, 1Spatial France assure le rôle de chef de file opérationnel, tandis que le CNES apporte son expertise spatiale.
Des outils dispersés qui manquent de coordination
Actuellement, les collectivités développent leurs propres jumeaux numériques de manière isolée. Le principal problème ? Ces systèmes ne communiquent pas entre eux.
L’ambition du programme JUNN consiste à créer une infrastructure nationale capable d’interconnecter ces différents outils. Cette plateforme commune garantira l’interopérabilité grâce à une architecture ouverte et des données de référence unifiées.
Une technologie de pointe au service des territoires
Le projet s’appuie sur des technologies avancées comme le LiDAR HD, qui permet de cartographier le territoire avec une précision inédite. Les données géographiques produites par l’IGN constituent la base de cette infrastructure.
L’Inria contribue au développement de modèles 3D et temporels intégrant l’intelligence artificielle. Le Cerema joue un rôle crucial en traduisant les besoins concrets des territoires en solutions numériques opérationnelles.
Un calendrier échelonné jusqu’en 2029
Le déploiement du programme suit une feuille de route précise. Les briques logicielles et les jeux de données sont actuellement en cours de développement.
D’ici fin 2026, des appels à projets permettront de connecter diverses applications à la plateforme. Le premier prototype verra le jour début 2027, et la version finale est attendue pour début 2029.
Des applications concrètes pour les risques climatiques
Les futurs appels à projets cibleront des problématiques urgentes : gestion des inondations, prévention des feux de forêt, adaptation aux canicules. Les collectivités pourront tester des scénarios et anticiper les conséquences des événements climatiques.
Cette capacité de simulation permettra aux décideurs locaux de prendre des mesures préventives adaptées à leur contexte territorial spécifique.
Une collaboration étroite avec les territoires
Les collectivités ne sont pas de simples utilisatrices finales. Elles participent activement à la conception du programme pour garantir que les outils répondent à leurs besoins réels.
Cette association permanente permet d’identifier les cas d’usage prioritaires et de tester les solutions en conditions réelles. L’expérimentation sur le terrain guide ainsi le développement technique.
Un écosystème de partenaires complémentaires
Au-delà des trois pilotes principaux, les partenaires apportent des compétences variées. Certains fournissent des données spatiales, d’autres modélisent les sols et les ressources naturelles.
L’orchestration de systèmes aussi complexes nécessite une coordination sans faille entre tous les acteurs. Le CNES, fort de son expérience en projets spatiaux d’envergure, garantit cette cohérence globale.



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