Skema Business School mise sur l’IA avec un budget de 180 millions d’euros
La révolution de l’intelligence artificielle touche désormais de plein fouet le secteur de l’enseignement supérieur. Les grandes écoles françaises se lancent dans une course effrénée pour intégrer ces nouvelles technologies au cœur de leur stratégie. Une nomination récente illustre parfaitement cette tendance de fond qui redessine le paysage de la formation.
Un profil expérimenté pour mener la stratégie numérique
Éric Caen prend la tête de la transformation digitale et de l’IA à Skema Business School. Il occupe désormais le poste de chief AI, IT et digital transformation officer et intègre directement le comité exécutif de l’établissement.
Ce recrutement marque une étape décisive dans l’évolution de l’école. Le nouveau dirigeant aura notamment la charge de la direction des systèmes d’information ainsi que du centre d’innovation en intelligence artificielle basé à Montréal.
Des projets d’IA au service des étudiants et du personnel
Plusieurs initiatives concrètes sont déjà sur les rails. Une plateforme de CV enrichis par l’IA verra le jour pour accompagner les étudiants dans leur parcours professionnel.
L’école développe également un référentiel académique et scientifique interdisciplinaire. Une solution d’accompagnement de carrière destinée au personnel complète ce dispositif ambitieux.
Une formation généralisée aux nouvelles technologies
La vision stratégique va bien au-delà de simples outils. Skema souhaite devenir une plateforme globale d’enseignement supérieur où l’IA occupe une place centrale.
Le plan prévoit de former l’ensemble de la communauté : 11 000 étudiants, 190 professeurs et la totalité des employés bénéficieront d’une initiation à ces technologies.
Un budget massif pour financer l’ambition
Les moyens financiers suivent cette ambition. L’établissement dispose d’un budget de 180 millions d’euros en 2025, avec un objectif de 250 millions d’euros à l’horizon 2030.
Ces investissements considérables témoignent de la volonté de l’école de se positionner comme un acteur majeur de la transformation numérique dans l’enseignement supérieur.
Un parcours professionnel riche et varié
Le nouveau responsable n’en est pas à son premier coup d’essai. Éric Caen a cofondé Titus Interactive, une société qu’il a dirigée de 1985 à 2005.
Il a ensuite pris la direction digitale de McDonald’s France avant de rejoindre CMA-CGM en tant que chief digital officer entre 2017 et 2018.
Une expérience bancaire qui s’achève
Son dernier poste le plaçait à la tête de la transformation digitale du Crédit Agricole de 2020 à 2024. Cette collaboration s’est toutefois interrompue suite à des divergences de vues.
Son départ de la banque résulte de désaccords sur les investissements numériques à réaliser, témoignant d’une vision peut-être trop ambitieuse pour l’institution bancaire.



Laisser un commentaire