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OpenAI partage vos données ChatGPT sans consentement avec Meta, Google et TikTok

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L’intelligence artificielle devient un enjeu de confidentialité majeur. Alors que des millions d’utilisateurs interagissent quotidiennement avec ChatGPT, la gestion de leurs données personnelles soulève des interrogations croissantes. Entre pratiques commerciales opaques et obligations légales variables selon les continents, le géant de l’IA navigue en eaux troubles.

Un changement radical de politique appliqué discrètement

Depuis le 30 avril 2026, OpenAI a modifié sa politique de confidentialité sans solliciter l’approbation préalable des utilisateurs disposant de comptes gratuits. Cette mise à jour intervient dans un contexte financier tendu pour l’entreprise.

Les titulaires de comptes gratuits voient désormais leurs identifiants publicitaires transmis automatiquement à des plateformes tierces. Parmi ces partenaires figurent notamment Meta, Google et TikTok.

Des données partagées pour cibler la publicité

La politique de confidentialité américaine révisée intègre explicitement la transmission d’informations limitées vers des partenaires marketing. Ce transfert s’effectue via l’utilisation de cookies et de technologies équivalentes.

OpenAI reconnaît collecter des données d’achat dans le but d’évaluer l’efficacité de ses campagnes publicitaires. L’entreprise désigne ces pratiques sous les termes de « publicité ciblée » et de « publicité comportementale intercontextuelle ».

Un consentement par défaut qui pose question

Pour les comptes gratuits, le paramètre autorisant le partage des données est activé automatiquement. Cette configuration contraste avec celle appliquée aux abonnements Plus et Enterprise, qui en sont exemptés.

Bien qu’une option de retrait existe, son utilisation demeure marginale : entre 5 et 10 % des utilisateurs seulement choisissent de désactiver ce partage.

Un contexte économique sous pression

Cette évolution stratégique survient alors qu’OpenAI enregistre des pertes évaluées à 17 milliards de dollars en 2026. L’entreprise prépare simultanément son introduction en bourse.

La monétisation des données des utilisateurs gratuits apparaît comme un levier financier potentiel dans cette période critique.

Deux poids, deux mesures entre Europe et États-Unis

Les différences entre les politiques américaine et européenne sont significatives. La version européenne, entrée en vigueur le 1er avril 2026, ne fait aucune référence explicite aux partenaires marketing ni à la publicité ciblée.

Cette distinction s’explique par les exigences du RGPD, qui prohibe formellement les cases pré-cochées pour obtenir le consentement des utilisateurs. La réglementation européenne impose des standards de protection nettement plus stricts.

Plus de 40 cookies de tracking déployés

La Cookie Policy d’OpenAI révèle l’utilisation de plus de 40 cookies dédiés à la mesure marketing. Ces dispositifs techniques permettent un suivi détaillé du comportement des utilisateurs.

Une surveillance étendue des conversations

Parallèlement à ces modifications, OpenAI a instauré un dispositif de surveillance de ses utilisateurs. Ce système inclut la lecture humaine des conversations et la possibilité de signalement aux autorités.

Cette transmission d’informations aux forces de l’ordre peut s’effectuer sans mandat judiciaire préalable, soulevant des préoccupations en matière de libertés individuelles.

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