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Scality révolutionne le stockage de données avec une IA sous contrôle humain

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Dans un secteur du stockage de données en pleine mutation, les entreprises cherchent des solutions capables de gérer des volumes croissants tout en s’adaptant aux exigences de l’intelligence artificielle. La société française Scality propose désormais une approche novatrice avec un système qui promet d’automatiser la gestion des infrastructures tout en maintenant un contrôle humain.

Une solution baptisée ADI pour révolutionner la gestion des données

L’éditeur français a dévoilé Autonomous Data Infrastructure, une plateforme conçue pour orchestrer l’ensemble du cycle de vie des informations stockées. Cette solution s’appuie sur un système d’exploitation construit à partir de Rocky Linux et intègre la plateforme Ring développée par l’entreprise.

La technologie vise trois objectifs principaux : superviser les données de leur création à leur archivage, ajuster automatiquement les performances selon les besoins, et exécuter des mesures de protection renforcées.

Un système de stockage à quatre niveaux

ADI déploie une architecture en mode tiering répartie sur quatre classes distinctes. La première privilégie la vitesse maximale avec GPU Direct S3 over RDMA et technologie TLC haute performance. La deuxième exploite le S3 avec mémoire QLC.

Le troisième niveau combine SSD nearline et disques durs classiques, tandis que le dernier étage repose sur des bandes magnétiques ou des services d’archivage cloud. L’ensemble permet de basculer les données entre différents supports : SSD NVMe, disques traditionnels, bandes et stockage cloud via connecteurs S3.

Des performances adaptées aux charges extrêmes

Pour répondre aux sollicitations intensives des processeurs graphiques, la plateforme intègre un connecteur KV Cache accéléré par RDMA. Cette optimisation cible particulièrement les environnements d’apprentissage automatique et de traitement massif de données.

Guardian, l’agent intelligent au cœur du dispositif

L’infrastructure s’articule autour d’un agent d’intelligence artificielle baptisé Guardian. Celui-ci assure la maintenance opérationnelle, surveille l’état du système et déploie automatiquement des correctifs de sécurité face aux vulnérabilités identifiées.

Trois modèles d’IA alimentent cette intelligence : Claude développé par Anthropic, Gemini conçu par Google, et Mixtral issu de Mistral. Cette combinaison permet une analyse multicritère des situations.

L’humain conserve le dernier mot

Malgré cette automatisation poussée, Jérôme Lecat, dirigeant de Scality, insiste sur un principe fondamental : « Toute action opérationnelle sur un système doit être validée par un humain ». Cette philosophie place l’opérateur au centre des décisions critiques.

Le responsable précise d’ailleurs que « L’humain reste dans la boucle », soulignant la volonté de maintenir un équilibre entre automatisation et supervision directe.

Une entreprise désormais rentable qui vise de nouveaux marchés

Selon Jérôme Lecat, Scality affiche maintenant une rentabilité positive. Cette situation financière assainie permet à l’éditeur d’investir dans des développements ambitieux comme ADI.

La solution cible prioritairement deux catégories de clients : les organisations lançant des projets d’intelligence artificielle nécessitant des infrastructures performantes, et les utilisateurs existants de Ring souhaitant moderniser leur environnement. Des acteurs comme Groupama manifestent leur intérêt pour un déploiement ultérieur.

Une limite technique à prendre en compte

L’infrastructure présente toutefois une contrainte notable : le système ne propose pas d’auto-tiering automatique. Les administrateurs doivent configurer manuellement les politiques de déplacement des données entre les différentes classes de stockage.

Un déploiement via le réseau de partenaires

Pour commercialiser ADI, Scality s’appuie sur son écosystème de revendeurs. Cette stratégie de distribution indirecte permet de toucher un large spectre d’entreprises à travers différents secteurs d’activité et zones géographiques.

La plateforme répond ainsi aux besoins diversifiés des organisations cherchant à concilier performance, sécurité et maîtrise des coûts dans la gestion de leurs volumes de données croissants.

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