Samsung décroche le contrat pour les puces 2 nm, défiant TSMC
L’industrie des semi-conducteurs connaît un bouleversement majeur. Alors que la course à la miniaturisation s’intensifie, les alliances stratégiques se redessinent. Les géants du secteur multiplient les partenariats pour sécuriser leurs approvisionnements et maintenir leur compétitivité face aux défis technologiques croissants.
Un partenariat stratégique pour diversifier la production
Le fondeur sud-coréen Samsung s’apprête à accueillir un nouveau client de poids pour sa technologie de gravure avancée. Des négociations substantielles sont en cours concernant un accord de fonderie avec AMD.
Le fabricant américain de processeurs souhaite confier la production de ses futures puces en 2 nm à Samsung. Cette décision marque une volonté claire de ne plus dépendre exclusivement de TSMC, leader incontesté du marché.
Un procédé de fabrication prometteur
AMD vise spécifiquement le procédé SF2P développé par Samsung. Cette technologie promet des avancées significatives par rapport à la génération précédente.
Les performances devraient progresser de 12% comparativement au 3 nm, tandis que l’efficacité énergétique gagnerait 25%. Ces améliorations constituent des arguments de poids dans un secteur où chaque point de pourcentage compte.
Samsung cherche à reconquérir le marché face à TSMC
Pour le géant coréen, cet accord représente bien plus qu’un simple contrat commercial. Il s’agit d’une opportunité de relancer sa division semiconducteurs, actuellement distancée par son concurrent taïwanais.
La diversification des clients de fonderie permettrait à Samsung de retrouver une position plus solide sur le marché mondial des puces avancées.
Windows 11 fonctionne encore avec du code vieux de 30 ans
Le système d’exploitation de Microsoft cache un secret de longévité remarquable. Sous son interface moderne se dissimulent des lignes de code héritées d’une époque révolue.
L’API Win32 reste indétrônable
Mark Russinovich, figure emblématique de Microsoft Azure, a confirmé une information étonnante : Windows 11 s’appuie toujours sur l’API Win32. Cette interface de programmation remonte aux années 1990 et à Windows 95.
Microsoft avait pourtant tenté de moderniser son architecture avec WinRT, sans parvenir à remplacer l’ancien système.
La raison de cette persistance ? Des milliers d’applications et d’écosystèmes entiers dépendent de Win32, rendant toute transition extrêmement complexe. Cette compatibilité ascendante reste fondamentale pour l’ensemble de l’écosystème Windows.
Le cloud souverain européen reste un défi insurmontable
Les ambitions européennes d’indépendance numérique se heurtent à une réalité implacable. Le cabinet d’analyse Gartner dresse un constat sans appel sur les capacités du continent.
Une souveraineté hors de portée
Selon Gartner, construire un cloud totalement souverain demeure impossible pour l’Europe, à l’exception des États-Unis et de la Chine.
Douglas Toombs de Gartner a analysé les échecs retentissants des initiatives françaises. Les projets Numergy et Cloudwatt illustrent les difficultés rencontrées par les acteurs européens.
La Cour des comptes française avait d’ailleurs souligné cette dépendance numérique croissante dans ses rapports, confirmant les observations du cabinet d’analyse américain.



Laisser un commentaire