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Capgemini sous pression : Aiman Ezzat défend son rôle face aux parlementaires

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Les relations entre les géants du conseil numérique et les fournisseurs de cloud américains font l’objet d’une attention particulière de la part des parlementaires. La question de la souveraineté numérique et des choix technologiques pour les données sensibles reste au cœur des débats.

Un directeur général interrogé sur les choix technologiques

Aiman Ezzat, directeur général de Capgemini, a été entendu par la Commission d’enquête présidée par Philippe Latombe. Accompagné de la rapporteure Cyrielle Châtelain, ce dernier a questionné le dirigeant sur plusieurs dossiers sensibles.

L’audition portait notamment sur l’implication de l’entreprise dans la sélection de la solution cloud pour la Plateforme de données de santé. Le rôle de Capgemini au sein de Bleu constituait également un point d’attention majeur.

Un positionnement de conseiller et non de décisionnaire

Face aux parlementaires, Aiman Ezzat a défendu une position claire : son entreprise se limite à un rôle de conseil. Selon lui, les décisions finales appartiennent exclusivement aux clients.

« Les clients choisissent seuls la technologie qu’ils souhaitent déployer », a-t-il affirmé. Dans la plupart des situations, Capgemini intervient après que le choix technologique a déjà été effectué par le client.

La plateforme de données de santé en question

Concernant le Health Data Hub, le dirigeant a précisé que son groupe avait assumé des missions de conseil et de coordination. Les prestations réalisées dans ce cadre s’élèvent à environ 10 millions d’euros.

Cette clarification vise à démentir toute influence déterminante dans la sélection de Microsoft Azure comme infrastructure d’hébergement pour ces données de santé.

L’investissement dans Bleu sous surveillance

Le statut de Capgemini dans le projet Bleu a également été abordé lors de l’audition. Le directeur général a insisté sur la nature limitée de cet engagement.

Capgemini participe uniquement en tant qu’investisseur dans Bleu, sans rôle opérationnel privilégié. « Les accords sont entre Bleu et Microsoft », a précisé Aiman Ezzat, ajoutant que Capgemini est traité « comme n’importe quelle autre société de service en France ».

Des partenariats centrés sur la montée en compétences

Les relations de Capgemini avec les géants américains du cloud ne se limitent pas aux projets clients. L’entreprise entretient des accords stratégiques avec Microsoft et Google.

Ces partenariats visent principalement le développement des compétences de ses collaborateurs. L’objectif affiché reste la formation aux technologies cloud les plus demandées sur le marché.

Des offres adaptées aux exigences de souveraineté

Le directeur général a reconnu que les hyperscalers américains comme AWS et Google font évoluer leurs propositions. Ces adaptations visent à répondre aux contraintes de souveraineté exprimées par les clients français et européens.

Toutefois, ces solutions ajustées ne bénéficient pas de la certification SecNumCloud, label français garantissant le plus haut niveau de protection des données sensibles.

Un secteur public représentant 14% de l’activité

Les enjeux financiers liés au marché public ont également été évoqués. En France, les administrations et organismes publics génèrent une part significative du chiffre d’affaires de Capgemini.

Pour l’année 2025, ce segment représente 588 millions d’euros, soit 14% du chiffre d’affaires total de l’entreprise dans l’Hexagone. Une proportion qui justifie l’attention portée par les parlementaires aux pratiques du groupe.

Il suit de près l’évolution des outils d’intelligence artificielle et des innovations numériques. Spécialisé dans les usages concrets de l’IA, il teste, compare et explique les solutions qui transforment la productivité, la création de contenu et l’automatisation au quotidien.

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