Chargement en cours

Cloud public : les investissements explosent dans les administrations françaises en 2025

transformation_numerique_urbaine

Le secteur public français connaît une transformation numérique sans précédent. L’adoption massive des solutions cloud par les administrations et collectivités bouleverse les modes de fonctionnement traditionnels. Cette évolution s’accompagne d’une envolée spectaculaire des investissements dans les infrastructures dématérialisées.

Une croissance exceptionnelle du marché public cloud

Le marché « Nuage public » orchestré par l’Ugap affiche des résultats remarquables. En 2025, les commandes ont atteint 84 millions d’euros, soit une augmentation impressionnante de 62% sur un an.

Cette performance s’appuie sur 847 projets portés par 341 entités publiques. Parmi elles, 466 ont franchi le pas pour la première fois, témoignant d’un élargissement significatif de la base d’utilisateurs.

Les opérateurs budgétaires et les collectivités territoriales constituent les principaux moteurs de cette expansion. Le nombre d’entités recourant au marché de l’Ugap a progressé de 27% en une année.

Des commandes plus importantes

Le montant moyen de chaque commande a grimpé de 13%, s’établissant désormais à 95 000 euros. Cette hausse révèle des projets de plus grande envergure et une maturité croissante des besoins.

L’État représente à lui seul 34 millions d’euros de commandes. La moitié de ce montant se concentre sur des offres certifiées SecNumCloud, contre 23 millions l’année précédente.

La domination européenne du marché

Les acteurs européens captent 70% des commandes publiques. Cette prédominance illustre une volonté de souveraineté numérique tout en s’appuyant sur des prestataires technologiquement compétitifs.

OVH arrive largement en tête avec 30 millions d’euros de contrats remportés. AWS occupe la deuxième position avec 11 millions, tandis qu’Outscale complète le podium avec près de 10 millions.

Au total, 17 fournisseurs différents se sont partagé les commandes du marché Ugap en 2025, garantissant une certaine diversification.

Les clouds ministériels peinent à convaincre

Les plateformes Pi et Nubo n’ont pas réussi à s’imposer au-delà de leurs administrations initiales. Leur part interministérielle stagne à environ 5% du marché.

Des critiques persistantes

Plusieurs rapports pointent un désintérêt manifeste des ministères, hormis quelques rares exceptions. Les reproches portent principalement sur une gamme de services trop restreinte.

La tarification inadaptée constitue également un frein majeur à l’adoption. Ces obstacles limitent l’attractivité des solutions maison face aux offres privées plus complètes.

Vers une meilleure interopérabilité

Des initiatives émergent pour optimiser l’organisation des infrastructures. Une réduction du nombre de datacenters est envisagée afin d’améliorer la mutualisation des ressources.

Le renforcement des stratégies d’hébergement au niveau ministériel figure parmi les priorités. L’objectif consiste à faciliter l’interopérabilité entre les clouds internes et les offres SecNumCloud.

La vision de la Dinum

La Direction interministérielle du numérique plaide pour une structuration accrue des services. La mutualisation des offres apparaît comme un levier essentiel d’efficacité.

Florian Delezenne souligne l’importance des compromis technologiques pour garantir l’interopérabilité. Cette approche pragmatique vise à concilier autonomie et efficience dans la transformation numérique publique.

Laisser un commentaire