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Cybersécurité : l’État freine la mainmise étrangère sur Harfanglab

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Le secteur de la cybersécurité française se retrouve au cœur d’un enjeu stratégique majeur. Alors que les investissements étrangers affluent vers les entreprises technologiques européennes, l’État veille jalousement sur ses champions nationaux opérant dans des domaines sensibles. Cette tension illustre le défi permanent du financement des scale-ups tout en préservant la souveraineté numérique.

L’État impose ses conditions à Harfanglab

Harfanglab, spécialiste français de la détection des menaces informatiques, se trouve dans une situation délicate. L’entreprise prévoit une opération de financement avec TPG Equity, un fonds d’investissement américain. Mais cette transaction ne se fera pas sans contrepartie.

Le ministère de l’Économie a posé ses exigences. La majorité du capital devra rester entre des mains françaises, avec l’implication de BPIfrance et des fondateurs. Cette opération est également soumise au mécanisme officiel de contrôle des investissements étrangers.

Un dilemme récurrent pour les entreprises européennes

Ce dossier met en lumière une problématique plus large : comment les sociétés européennes peuvent-elles se développer sans dépendre exclusivement de capitaux venus d’outre-Atlantique ? Les activités sensibles d’Harfanglab en matière d’analyse des cybermenaces justifient cette vigilance accrue des autorités.

Meta sous pression après le déploiement d’un outil de surveillance

Du côté des géants de la tech, Meta fait face à une polémique interne depuis avril dernier. L’entreprise a déployé un système de suivi sur les ordinateurs de ses employés américains, officiellement destiné à alimenter l’apprentissage de ses intelligences artificielles.

Le groupe a pourtant tenté de rassurer : ces données ne serviraient pas à évaluer les performances individuelles, mais uniquement à entraîner les modèles de langage. Un argument qui n’a pas convaincu en interne.

Un droit à la déconnexion accordé sous la pression

Face au mécontentement des salariés, Meta a concédé un « droit à la déconnexion » de 30 minutes pendant lequel le suivi est désactivé. L’entreprise travaille par ailleurs à optimiser cet outil, après des remontées concernant des ralentissements des équipements.

Databricks reporte son entrée en bourse à 2026

Sur le front des introductions en bourse, Ali Ghodsi, patron de Databricks, temporise. Le dirigeant confirme qu’une IPO est envisagée, mais pas avant 2026. Il anticipe également les débuts boursiers d’autres mastodontes : SpaceX, Anthropic et OpenAI.

Une valorisation déjà colossale

En attendant cette échéance, Databricks ne reste pas les bras croisés. L’entreprise a bouclé une levée de fonds de 4 milliards de dollars fin 2025 et dispose d’une ligne de crédit de 2 milliards depuis février dernier.

Sa valorisation actuelle atteint déjà les 134 milliards de dollars, confirmant son statut de poids lourd dans le domaine de l’analyse de données et de l’intelligence artificielle.

Il suit de près l’évolution des outils d’intelligence artificielle et des innovations numériques. Spécialisé dans les usages concrets de l’IA, il teste, compare et explique les solutions qui transforment la productivité, la création de contenu et l’automatisation au quotidien.

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