Google s’offre Wiz pour 32 milliards, Meta défie Nvidia avec ses puces IA
L’actualité technologique de ce début d’année 2025 révèle des stratégies diamétralement opposées. Tandis que les géants américains investissent massivement dans la sécurité informatique et l’intelligence artificielle, l’éditeur d’antivirus russe peine à se relever des sanctions européennes. Trois annonces majeures redessinent le paysage du secteur.
L’acquisition historique de Wiz par Google officialisée
Le rachat le plus ambitieux jamais réalisé par Google touche à sa fin. Après avoir obtenu l’ensemble des autorisations réglementaires nécessaires, le géant de Mountain View finalise l’acquisition de Wiz, spécialiste de la cybersécurité dans le cloud.
L’opération, annoncée en mars 2025, représente un investissement colossal de 32 milliards de dollars. Cette transaction constitue la plus importante opération de croissance externe jamais menée par la firme américaine.
Une jeune pousse devenue incontournable
Créée en 2020, Wiz s’est rapidement imposée comme une référence dans la gestion de la posture de sécurité cloud (CSPM). Ses technologies s’appuient sur l’intelligence artificielle pour identifier et neutraliser les menaces sur l’ensemble des applications et services.
La startup collabore déjà avec les principales plateformes cloud du marché : Microsoft Azure, AWS et Google Cloud Platform. Son portefeuille clients inclut des entreprises prestigieuses comme BMW, DocuSign, Morgan Stanley et Shell.
Une plateforme unifiée en préparation
Les deux entités ont annoncé leur intention de développer conjointement une plateforme de sécurité unifiée destinée aux entreprises. Cette solution devrait renforcer l’offre de Google dans un secteur stratégique où la concurrence s’intensifie.
Meta déploie sa nouvelle génération d’accélérateurs IA
Le réseau social californien poursuit son émancipation technologique. Meta vient de dévoiler l’extension de sa gamme de puces dédiées à l’intelligence artificielle, baptisée MTIA (Meta Training and Inference Accelerator).
Quatre nouveaux modèles complètent la série : les versions 300, 400, 450 et 500. Ces composants, manufacturés par TSMC, prennent la relève des modèles 100 et 200 actuellement en service.
Un calendrier de déploiement étalé
Selon l’entreprise, « ces accélérateurs ont déjà été déployés ou le seront en 2026 ou 2027 ». La MTIA 300 se concentre particulièrement sur l’entraînement des modèles d’apprentissage automatique.
Les versions 450 et 500, quant à elles, privilégient l’inférence. Leur installation dans les datacenters de Meta est programmée pour 2027. Ces puces intégreront de la mémoire HBM offrant une bande passante impressionnante, oscillant entre 18,4 et 27,6 térabits par seconde.
Réduire la dépendance à Nvidia
Cette stratégie répond à un objectif clair : diminuer la dépendance de Meta vis-à-vis de Nvidia au sein de ses infrastructures informatiques. Le développement de composants propriétaires permet au groupe de mieux contrôler ses coûts et ses performances.
Kaspersky France dans la tourmente
L’histoire est tout autre pour l’éditeur d’antivirus russe. Kaspersky France traverse une période tumultueuse marquée par des restructurations successives et une chute significative de son activité.
Des effectifs en forte baisse
Entre 2021 et 2024, la filiale française a perdu un cinquième de ses collaborateurs. Cette réduction d’effectifs s’inscrit dans un plan de restructuration des activités européennes lancé fin 2025.
De nouveaux licenciements sont annoncés en France, bien que le nombre exact de postes concernés ne soit pas précisé. Cette situation découle directement des sanctions prises par plusieurs pays européens.
Les conséquences de la guerre en Ukraine
L’éditeur russe a été exclu de plusieurs marchés européens, dont celui français, suite au conflit ukrainien. L’Anssi a exprimé des réserves quant à l’utilisation de ses solutions et a recommandé aux entreprises et administrations de se tourner vers des alternatives.
Un chiffre d’affaires en berne
Les répercussions financières sont lourdes. Le chiffre d’affaires de Kaspersky France est passé de 30 millions d’euros à 22,4 millions d’euros en quatre ans, soit une diminution de plus de 25%.
Cette érosion traduit la perte de confiance des clients institutionnels et privés, confrontés aux recommandations des autorités de cybersécurité nationales.



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