Meta accusé de piratage massif pour entraîner l’IA : 446 millions en jeu
Une affaire judiciaire explosive secoue la Silicon Valley. Le géant des réseaux sociaux se retrouve dans la tourmente après des accusations de piratage massif de contenus pour adultes. Une plainte déposée par un producteur de films pornographiques réclame près d’un demi-milliard de dollars de dommages et intérêts. L’entreprise de Mark Zuckerberg conteste fermement ces allégations.
Une plainte à près d’un demi-milliard de dollars
Strike 3 Holdings, société spécialisée dans la production de contenus pour adultes, a déposé une plainte retentissante contre Meta. L’accusation est sans appel : 2 973 films auraient été téléchargés illégalement via le réseau BitTorrent.
La somme réclamée atteint des sommets vertigineux. Le plaignant exige jusqu’à 446 millions de dollars de dommages et intérêts. Cette demande s’appuie sur la gravité présumée des infractions constatées.
Un employé de Meta dans le viseur
L’enquête a permis d’identifier un employé anonyme travaillant au sein de Meta Reality Labs. Selon son profil LinkedIn, cet individu occupe un poste dans l’entreprise depuis plus d’une décennie.
Les investigations ont révélé que l’adresse IP 162.192.7.34 était associée à une activité de téléchargement intensive. Près de 20 000 fichiers auraient été récupérés depuis la connexion personnelle de ce cadre.
Des téléchargements variés et massifs
Les contenus récupérés ne se limitaient pas aux seuls films pour adultes. L’employé aurait également téléchargé des films grand public, des séries télévisées, des logiciels, ainsi que des livres numériques.
En mars 2025, des preuves de téléchargements ont été transmises à Meta. Ces documents provenaient d’adresses IP directement liées aux infrastructures de l’entreprise.
La défense de Meta face aux accusations
Le géant technologique rejette catégoriquement les accusations portées contre lui. Meta affirme que les téléchargements incriminés relevaient d’un usage strictement personnel de l’employé concerné.
L’entreprise critique également la logique juridique développée par Strike 3 Holdings. Selon Meta, le plaignant ne peut prouver que les téléchargements sur les adresses IP de l’entreprise ont cessé après la notification initiale.
Une stratégie juridique audacieuse
Strike 3 Holdings souhaite aller plus loin dans sa démarche. La société propose de fusionner deux affaires distinctes : celle visant Meta et une autre concernant spécifiquement le cadre de l’entreprise.
Cette fusion procédurale pourrait avoir des conséquences majeures. Strike 3 obtiendrait le droit de nommer Meta directement dans la plainte et d’exiger l’accès aux journaux de téléchargement BitTorrent de l’entreprise.
Un modèle économique basé sur les poursuites
Strike 3 Holdings n’en est pas à sa première action judiciaire. La société dépose régulièrement des plaintes contre des internautes utilisant BitTorrent pour partager ses productions.
La procédure suit généralement un schéma bien établi. Une ordonnance permet d’obtenir l’identité de l’abonné concerné, puis un règlement à l’amiable est proposé pour éviter un procès coûteux.
L’intelligence artificielle au cœur du débat
Au-delà du simple piratage, Strike 3 Holdings suggère une utilisation plus stratégique de ces contenus. Selon la plainte, les films auraient servi à entraîner les modèles d’intelligence artificielle développés par Meta.
Cette accusation soulève des questions éthiques et juridiques inédites. L’utilisation de contenus protégés par le droit d’auteur pour alimenter des systèmes d’IA fait l’objet de débats croissants dans l’industrie technologique.



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