OpenAI secoue l’IA avec un contrat de 10 milliards surpuissant
Dans un marché de l’IA en pleine effervescence, les géants technologiques multiplient les initiatives stratégiques. Entre investissements colossaux dans le matériel, nouveaux outils d’extraction de données et certifications de sécurité, trois acteurs majeurs viennent de faire des annonces qui bouleversent le paysage de l’intelligence artificielle et du cloud.
OpenAI signe un contrat historique avec Cerebras
L’éditeur d’intelligence artificielle OpenAI vient de frapper un grand coup dans sa stratégie d’infrastructure. La société derrière ChatGPT a conclu un accord majeur avec le fabricant américain de puces Cerebras pour l’achat de capacité de calcul, une transaction évaluée à près de 10 milliards de dollars selon les informations du Wall Street Journal.
Ce partenariat permettra à OpenAI d’acquérir jusqu’à 750 mégawatts de puissance de calcul sur une période de trois ans. Une décision qui s’inscrit clairement dans une volonté de diversifier ses fournisseurs et de réduire sa dépendance envers Nvidia, actuel leader incontesté des puces pour l’intelligence artificielle.
Sachin Katti, à la tête de l’infrastructure de calcul d’OpenAI, a mis en avant les bénéfices de cette collaboration : « Cerebras ajoute à notre plateforme une solution d’inférence dédiée à faible latence. Cela se traduit par des réponses plus rapides, des interactions plus naturelles et une base plus solide pour étendre l’IA en temps réel à un plus grand nombre de personnes. »
La puce WSE-3, un atout considérable face à Nvidia
Si OpenAI n’a pas précisé quel type exact de puces lui sera fourni, Cerebras est notamment connu pour sa puce WSE-3. Cette dernière affiche des performances impressionnantes avec 19 fois plus de transistors et une puissance de calcul 28 fois supérieure à l’accélérateur B200 de Nvidia, selon les données communiquées par Cerebras.
Cette acquisition technologique majeure pourrait redessiner le marché des infrastructures d’IA, jusqu’ici largement dominé par un seul acteur.
Box lance Extract, un nouvel outil d’intelligence documentaire
Pendant ce temps, dans le secteur de la gestion documentaire, Box vient d’enrichir son offre avec Extract, une solution d’extraction de données s’appuyant sur les modèles d’IA les plus avancés du marché.
Ce nouvel outil vise à aider les entreprises à exploiter efficacement les informations enfouies dans leurs contenus non structurés. Pour ce faire, Box a choisi d’intégrer les modèles les plus performants du moment : Gemini 3 de Google, Claude Opus 4.5 d’Anthropic et GPT-5.2 d’OpenAI.
Des capacités agentiques avancées
Extract se distingue par ses capacités agentiques sophistiquées qui lui permettent de :
– Comprendre la structure et le sens des documents
– Décomposer les contenus en éléments distincts (paragraphes, tableaux, graphiques)
– Extraire précisément les informations pertinentes
Les clients de l’offre Enterprise Advanced de Box peuvent désormais accéder à cet outil selon deux modalités : une option Standard pour les extractions simples et rapides, et une option Avancée pour l’analyse de documents complexes, volumineux ou hétérogènes nécessitant un raisonnement plus approfondi.
Blue franchit une étape cruciale vers la certification SecNumCloud
Sur le front de la sécurité cloud, l’opérateur français Blue (ex-Bretagne Telecom) vient de franchir le jalon 0 dans le processus de qualification SecNumCloud de l’Anssi pour son offre IaaS, Secure Cloud.
Cette première validation confirme la pertinence de la stratégie adoptée par Blue pour répondre aux exigences strictes de ce label français de confiance. L’infrastructure de l’opérateur sera encore renforcée avec l’ouverture opérationnelle prévue en janvier 2026 de son nouveau datacenter nantais.
Ce dernier centre de données bénéficie déjà des certifications ISO 27001 et HDS (Hébergement de Données de Santé), posant ainsi les bases solides pour l’obtention future de la qualification complète SecNumCloud.



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