Scandale mondial : l’IA d’Elon Musk accusée de créer des deepfakes sexuels
Le réseau social dirigé par Elon Musk traverse une nouvelle tempête réglementaire. Au cœur de la controverse : son intelligence artificielle capable de générer des contenus intimes non désirés. Une affaire qui mobilise désormais les autorités européennes de protection des données et ravive les débats sur l’encadrement des technologies d’IA.
Une enquête européenne lancée contre la plateforme
L’autorité irlandaise de protection des données (DPC) a officialisé mardi 17 février 2026 l’ouverture d’une investigation européenne contre le réseau social X. Cette démarche intervient dans le cadre de ses compétences pour l’ensemble de l’Union européenne, le siège européen de la plateforme étant établi en Irlande.
L’enquête se concentre spécifiquement sur la création et la diffusion de deepfakes à caractère sexuel produits via le compte @Grok. Ces contenus synthétiques posent de graves questions éthiques et juridiques, particulièrement concernant le respect des données personnelles.
Des fonctionnalités controversées au cœur du scandale
L’outil d’intelligence artificielle Grok permet aux utilisateurs de solliciter la génération d’images compromettantes. Concrètement, il offre la possibilité de « dénuder des personnes réelles à partir de photos ou vidéos », une fonctionnalité qui soulève l’indignation internationale.
La plateforme est prévenue de cette investigation depuis le lundi 16 février 2026. Contactée par l’AFP, elle n’avait fourni aucune réponse en soirée.
Des victimes parmi les plus vulnérables
Graham Doyle, commissaire adjoint à la DPC, a révélé que l’organisme dialogue avec X « depuis l’apparition, il y a plusieurs semaines, des premiers articles de presse concernant la capacité présumée des utilisateurs de X à inciter le compte @Grok sur X à générer des images sexualisées de personnes réelles, y compris d’enfants ».
Vérification du respect du RGPD
L’investigation vise à établir si la plateforme a honoré ses obligations selon le règlement européen de protection des données. Les enquêteurs examinent minutieusement le traitement des données personnelles associé à la production et à la publication de ces contenus synthétiques.
Cette démarche s’inscrit dans un arsenal réglementaire renforcé pour encadrer les plateformes numériques et leurs dérives potentielles.
Une pression internationale croissante
Le mouvement d’indignation dépasse largement les frontières européennes. En janvier 2026, plusieurs États ont annoncé le blocage pur et simple de Grok sur leur territoire.
Le Royaume-Uni a également initié ses propres investigations et intensifié la surveillance réglementaire. Face à cette vague de contestations, X avait déclaré mi-janvier 2026 limiter les capacités de son IA dans les juridictions où ces créations constituent une infraction.
Réactions politiques et citoyennes
Les voix s’élèvent pour exiger des comptes. Le député Eric Bothorel a ainsi affirmé : « Elon Musk doit rendre des comptes à la justice du fonctionnement de X ». Une tribune collective proclame sans détour : « Monsieur Musk, nous ne vous laisserons pas nous déshabiller ! ».
Un historique réglementaire chargé
Cette nouvelle enquête ne constitue pas un cas isolé. La Commission européenne avait déjà lancé fin janvier 2026 une investigation pour vérifier si la plateforme respecte les règles européennes sur le numérique, notamment l’obligation de protéger les utilisateurs contre les contenus illicites.
Début janvier 2026, Bruxelles avait ordonné la conservation de tous les documents et données internes relatifs à Grok jusqu’à la fin de l’année. Un gel probatoire destiné à préserver les éléments de preuve.
Précédents concernant l’IA
Le régulateur irlandais avait déjà ouvert en avril 2025 une enquête contre X. Celle-ci portait sur l’utilisation de certaines données personnelles pour entraîner ses modèles d’intelligence artificielle, révélant un schéma récurrent de questionnements sur les pratiques de la plateforme.



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