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Google sous pression : six mois pour répondre aux exigences européennes

Lumière Régulation Européenne

Dans une nouvelle bataille entre les géants de la technologie et les régulateurs européens, la Commission européenne durcit le ton contre les pratiques anticoncurrentielles. Après avoir mis en demeure le réseau social X, c’est au tour de Google de faire face à des mesures coercitives dans le cadre du nouveau cadre réglementaire européen.

Six mois pour se conformer aux règles européennes

La Commission européenne vient d’accorder un délai de six mois à Google pour se mettre en conformité avec le Digital Markets Act (DMA). Cette nouvelle législation européenne vise à réguler les pratiques des grandes plateformes numériques considérées comme des « contrôleurs d’accès » au marché.

Les exigences formulées par Bruxelles sont claires et précises. Google doit notamment supprimer les obstacles techniques qui empêchent les assistants d’intelligence artificielle concurrents de s’imposer sur Android face à Gemini, son propre assistant IA.

Le géant américain devra également partager des données essentielles avec les autres fournisseurs de moteurs de recherche, afin de garantir une concurrence plus équitable sur ce marché stratégique.

Un lourd passif avec les autorités européennes

Cette nouvelle procédure s’inscrit dans un contexte déjà tendu entre Google et l’Union européenne. La firme de Mountain View a déjà été sanctionnée à hauteur de 9,5 milliards d’euros d’amendes par les autorités européennes.

Ce montant record, réparti sur quatre affaires différentes, constitue la plus importante sanction jamais infligée à une entreprise technologique par l’UE. Une situation qui témoigne de la détermination des régulateurs européens à faire respecter leurs règles de concurrence.

La stratégie européenne de régulation du numérique

L’offensive contre Google s’inscrit dans une démarche plus large. Après avoir ouvert une enquête contre X (ex-Twitter) pour non-conformité au Digital Services Act, l’UE montre sa volonté d’appliquer avec rigueur son nouveau cadre réglementaire pour le numérique.

EDF cède sa filiale Exaion à l’américain Mara

Dans un tout autre registre, le ministère de l’Économie français a fait un pas décisif vers la vente d’Exaion, filiale d’EDF spécialisée dans les infrastructures technologiques avancées.

Une lettre d’engagement a été envoyée à Mara Holdings, préparant ainsi la cession de cette entreprise qui fournit aux clients professionnels une infrastructure de datacenter dédiée au « blockchain as a service » ainsi que des capacités de calcul et de stockage haute performance.

Des garanties exigées par Bercy

Le ministère de l’Économie n’a pas donné son feu vert sans conditions. Parmi les exigences formulées, on retrouve le maintien sur le territoire français des activités considérées comme sensibles, ainsi que la préservation des capacités industrielles nécessaires à leur réalisation.

Toutefois, Bercy a précisé que le dossier Exaion est toujours en cours d’examen et pourrait encore faire l’objet d’un arbitrage politique, laissant planer un doute sur la finalisation de cette transaction.

Anthropic enrichit Claude avec des applications tierces

Dans l’univers de l’intelligence artificielle, la start-up américaine Anthropic vient de franchir une étape importante en intégrant plusieurs applications tierces à son chatbot Claude.

Les utilisateurs peuvent désormais accéder directement à Canva, Clay, Figma, Hex, Monday et Slack depuis l’interface de Claude, simplifiant considérablement leur flux de travail et augmentant la polyvalence de l’assistant IA.

Une fonctionnalité réservée aux abonnés payants

Cette nouvelle capacité n’est cependant pas accessible à tous. Seuls les abonnés aux formules Pro, Max, Team et Enterprise pourront en bénéficier, les utilisateurs de la version gratuite en étant exclus.

La technologie qui rend possible cette intégration repose sur le protocole MCP (Model Context Protocol), une norme ouverte développée pour connecter efficacement des outils externes aux applications d’intelligence artificielle.

Cette annonce fait écho à une initiative similaire d’OpenAI, qui avait lancé en octobre dernier son système Apps permettant d’intégrer des outils tiers à ChatGPT, illustrant une tendance forte du secteur à enrichir les capacités des assistants IA.

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