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VMware remporte une manche : le procès reste sur le sol américain

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Le conflit opposant la filiale de Broadcom au géant industriel allemand connaît un tournant décisif. Une magistrate américaine vient de trancher en faveur du maintien de l’affaire sur le sol américain, écartant ainsi la stratégie de défense de Siemens qui espérait rapatrier le dossier outre-Rhin.

Une plainte pour usage illégal de logiciels

Le contentieux a éclaté au grand jour en mars dernier, lorsque VMware a décidé de saisir la justice. L’entreprise technologique accuse le conglomérat industriel d’avoir exploité plusieurs de ses solutions informatiques sans disposer de l’ensemble des autorisations requises.

Les produits visés par cette action en justice incluent vSphere, vCenter Server, vSAN, NSX, ainsi que vRealize Suite et Cloud Foundation. Ces outils constituent le cœur de l’offre de virtualisation et de gestion d’infrastructures cloud de VMware.

Un choix stratégique du tribunal américain

Mardi dernier, Laura Hatcher, magistrate du tribunal de district du Delaware, a adressé une lettre de recommandation aux parties. Ce document se révèle particulièrement favorable aux intérêts de la filiale de Broadcom.

La juge préconise le rejet de la requête allemande visant à déplacer la procédure judiciaire vers l’Allemagne. Cette recommandation conforte la stratégie processuelle choisie par VMware depuis le début du contentieux.

Une question de qualification juridique

Pour la société californienne, il ne s’agit nullement d’un différend contractuel ordinaire. VMware considère cette affaire comme relevant de la contrefaçon, ce qui justifie pleinement une juridiction américaine.

Cette qualification juridique explique pourquoi l’entreprise a constamment refusé tout transfert du dossier vers les tribunaux allemands, malgré les demandes répétées de son adversaire.

La suite de la procédure

Le calendrier judiciaire prévoit désormais une phase de contestation. VMware et Siemens bénéficient chacun d’un délai de 14 jours pour formuler leurs éventuelles objections à cette recommandation.

Ces contestations devront être synthétisées dans un mémoire n’excédant pas 10 pages. Cette limitation impose aux équipes juridiques des deux groupes une argumentation concise et percutante.

Un avantage tactique pour VMware

La position actuelle place incontestablement la filiale de Broadcom dans une configuration plus avantageuse. Plaider sur son territoire national constitue généralement un atout stratégique non négligeable dans ce type de contentieux.

L’issue définitive de cette bataille judiciaire reste néanmoins suspendue aux éventuelles objections et à la décision finale du tribunal.

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